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Fin de la 1ère session de la Commission de négociations Gouvernement/Syndicats : le fiasco

mardi 22 mai 2018

Fin de la 1ère session de la Commission de négociations Gouvernement/Syndicats : le fiasco

Le jeudi 17mais dernier, l’Infosec de Cotonou a abrité la dernière manche des travaux de la première session ordinaire de la Commission de négociations Gouvernement / Centrales syndicales. À la fin de la session il n’y a pas eu grande avancée. Les principales revendications des travailleurs n’ont pas connu de satisfaction. Rappelons qu’avant ce dernier jour, Emmanuel Zounon, qui avait délivré un message dans lequel il interpellait le gouvernement sur de légitimes préoccupations des travailleurs, n’a eu comme réponse la déception. Il serait alors souhaitable que le gouvernement s’y penche pour régler durablement cette crise qui, visiblement, pourrait connaître de rebondissement si rien n’est fait.

Lire la déclaration du Sg Zounon à cette assise.

Déclaration de l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (Unstb) devant la Commission nationale de négociation Centrales/Gouvernement
Monsieur le Président de la commission de négociations Centrales Syndicales/Gouvernement, aujourd’hui où les rideaux tomberont sur les travaux de la première session ordinaire de notre commission, il nous paraît impérieux de rappeler le principe fondateur de cette commission et qui en constitue bien entendu son essence.
La commission de négociations Centrales Syndicales/Gouvernement est un creuset d’échanges et de discussions dans le noble but de prévenir les crises sociales ou de les résoudre lorsque le système d’alerte n’est pas parvenu à les anticiper. Il ne s’agit donc pas, et cela vous le savez bien, d’un club de discussions stériles et sans intérêts d’une machine à distiller de faux espoir ou encore moins d’un centre de conception du dilatoire ou de formules " Anesthésiantes" pour endormir les travailleurs.
Monsieur le Président, cette session qui s’achève avait pour but sacré de résoudre la première et grande crise sociale de votre régime non par la division des organisations des travailleurs, non par le mépris de ceux-ci et encore moins par le harcèlement dont ils ont été victimes ( menaces de radiation, défalcations illégales etc…) mais par la satisfaction de leurs légitimes revendications.
Quels péchés ont commis les enseignants qui ne demandaient qu’un mieux-être ? L’application de leurs statuts conçus pour améliorer leurs conditions de vie et de travail ? cette revendication qui a pour but de changer la condition de l’enseignant et lui donner les moyens de mieux se mettre au service de son pays et de l’école béninoise, n’a trouvé aucun échos favorable aux oreilles du gouvernement. L’on a voulu livrer les enseignants à la vindicte populaire en les présentant comme ceux qui sont contre le développement de ce pays. On a voulu les opposer aux paysans, artisans et conducteurs de taxi-motos qui contribueraient plus au développement que ces " parasites " d’enseignants. Triste, bien triste ce que ces travailleurs ont subi.
Monsieur le Président, la mort dans l’âme et le cœur serré, ces braves travailleurs ont repris le chemin des classes, mais quelle école voulez-vous construire avec des enseignants ainsi brisés ? Quel enseignement vont-ils dispenser dans cet état d’esprit ?
Si nous ne voulons pas pécher contre la nature, nous ne devons pas sortir de cette salle sans rien obtenir de substantiel pour les enseignants. C’est pourquoi l’UNSTB vous demande de puiser dans le fond de votre cœur un brin d’humanité pour ouvrir les débats sur la question des arrêtés d’application des statuts des enseignants.
1. La cagnotte que vous avez proposée, à défaut d’être augmentée peut être utilisée pour la prime de documentation.
2. La question de la rétrocession des défalcations illégales doit être vidée avec l’engagement ferme du gouvernement d’y accéder.
3. La question des éducateurs et éducatrices, et
4. Le point relatif au calendrier remanié doit être également discuté.
Monsieur le Président, voici les quatre préoccupations majeures qui selon nous doivent être réglées pour donner un sens à cette session qui s’achève.
Merci monsieur le Président et que la providence vous inspire en cette période sainte de jeûne.

L’honorable Emmanuel ZOUNON

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